Celia Levi

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D’origine chinoise, Celia Levi vit en France tout en séjournant souvent à Shanghaï. « La Tannerie » est son quatrième roman, après « Les insoumises » (2009), « Intermittences » (2010) et « Dix Yuans un kilo de concombres ». Tous ont été publiés par les éditions Tristram.

le livre

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éditions Tristram

Jeanne, ses études terminées, a quitté sa Bretagne natale pour vivre à Paris. Elle a trouvé un emploi temporaire d'« accueillante » à la Tannerie, une nouvelle institution culturelle, installée dans une usine désaffectée de Pantin.

D'abord déboussolée par le gigantisme et l'activité trépidante du lieu, timide et ignorante des codes de la jeunesse parisienne, elle prend peu à peu de l'assurance et se lie à quelques-uns de ses collègues, comme la délurée Marianne ou le charismatique Julien, responsable du service accueil.

Elle les accompagne dans leurs déambulations nocturnes, participe à des fêtes. Leur groupe se mêle au mouvement Nuit debout. Ils se retrouvent dans des manifestations, parfois violentes - mais sans véritablement s'impliquer, en spectateurs.

Bientôt, deux ans ont passé. Dans l'effervescence de la Tannerie, en pleine expansion, chacun tente de se placer pour obtenir enfin un vrai contrat ou décrocher une promotion. Jeanne va devoir saisir sa chance.

La Tannerie - tel un microcosme de notre société - forme un monde à part entière, avec ses techniciens, ses employés de bureau, ses artistes. Mais derrière la bienveillance affichée et le progressisme des intentions, la précarité et la violence dominent.

Avec ce roman, qui frappe autant par la finesse de ses descriptions que par sa force critique, Celia Levi fait le portrait d'une époque et d'une génération en proie aux ambitions factices et à l'imposture des discours.

la presse

La Tannerie de Celia Levi sur Diacritik

« Je veux faire
, disait Flaubert, l’histoire morale des hommes de ma génération ; “sentimentale” serait plus vrai. » C’est le tour de force que réussit Celia Levi, avec un détachement d’une grande intelligence, un art consommé du style indirect libre, et une légère ironie qui, parce qu’elle n’est jamais cynique ni hautaine, dit subtilement, à petits coups de conditionnels déçus, les espoirs, les fantasmes et la détresse de toute une génération face au monde qui vient. » BiblioObs, Grégoire Leménager